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PPL n° 3253 : six mois de travail pourraient ouvrir un droit au séjour

Déposée le 6 octobre 2026, la proposition prévoit une carte de séjour salarié sur la base du travail accompli. Discussion annoncée le 19 novembre : voici les changements envisagés.

Rédaction DroitDeTravailler.fr · Mis à jour le 6 novembre 2026

Une rue piétonne animée à Paris
Photo d’illustration · Source : Unsplash. Aucune situation administrative n’est attribuée aux personnes représentées.

Lecture : 2 min

L’essentiel en une minute

La PPL n° 3253 propose de reconnaître l’activité professionnelle pour ouvrir un droit au séjour, sans limiter cette possibilité aux métiers en tension. C’est un texte en discussion, et non une nouvelle procédure déjà accessible en préfecture. Son intérêt : déplacer le débat vers le travail effectivement accompli en France.

Qui porte cette proposition ?

Paul Christophle et plusieurs députés ont déposé le texte le 6 octobre 2026. Il a été renvoyé à la commission des lois. Le dossier officiel annonce une discussion en séance publique le jeudi 19 novembre 2026. Ce calendrier peut évoluer et ne correspond pas nécessairement à un vote définitif.

Ce que prévoit l’article unique

Le texte déposé prévoit une carte de séjour salarié délivrée de plein droit après au moins six mois d’activité professionnelle en France, consécutifs ou non, sur les vingt-quatre derniers mois, démontrée par tout moyen. La carte matérialiserait aussi l’autorisation de travail. Le texte écarte la condition de visa de long séjour visée à l’article L. 412-1 et prévoit un décret en Conseil d’État.

Pourquoi ce serait un changement important

Le dispositif actuel lié aux métiers en tension examine notamment la durée de résidence et l’activité dans des professions et territoires déterminés. La proposition retient une autre logique : reconnaître le travail sans le réserver à une liste. Pour comprendre la différence, il faut regarder les critères un par un, plutôt que parler d’une régularisation générale sans conditions.

Un exemple pour comprendre, pas une promesse de titre

Prenons une personne qui a travaillé plusieurs mois dans un emploi absent de la liste applicable à sa région. La question politique est de savoir si cette activité doit pouvoir être reconnue malgré cette absence. Cet exemple est fictif : il illustre le débat et ne permet pas de conclure à l’éligibilité d’une situation réelle, aujourd’hui ou demain.

Ce qu’il faudra regarder le 19 novembre

Les points à suivre sont la durée d’activité retenue, la place laissée aux métiers en tension, les preuves admises et la nature du droit accordé. Les amendements peuvent modifier le texte. Un rejet, un report et une adoption partielle auraient des conséquences différentes. Nous invitons à consulter le dossier officiel pour lire la version correspondant à chaque étape.

S’informer avant d’agir

Signer une pétition ne constitue pas une demande de titre de séjour. Pour une démarche personnelle, la référence reste le droit en vigueur et l’accompagnement compétent. Pour le débat citoyen, chacun peut se former une opinion à partir du texte, de ses effets attendus et de ses limites. Notre rôle est de rendre ces éléments compréhensibles.

Sources et vérification

Information générale. Pour une démarche personnelle, consultez une source officielle actualisée et un interlocuteur compétent.

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